Mardi 27
ATE 8 - Contracepté·e·s : émancipé·e·s?
Mireille Le Guen
› 14:00 - 15:30 (1h30)
› Salle 401
Interroger les spécificités de l'usage de la contraception dans un échantillon de femmes migrantes sans logement hébergées à l'hôtel social en Ile-de-France
Lorraine Poncet  1@  
1 : Centre de recherche en épidémiologie et santé des populations
Université Paris-Sud - Paris 11, Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale

Généralement présentées comme un moyen permettant aux femmes de s'émanciper du risque de grossesses non-souhaitées, les méthodes médicales de contraception, essentiellement la pilule et le dispositif intra-utérin, sont largement utilisées en France. Pour les femmes migrantes, et notamment celles venues de pays où l'accès à la contraception médicale est plus rare, l'utilisation de ces méthodes et leur désirabilité ne relèvent pas de l'évidence et leur promotion peut être perçue comme une injonction à une plus grande maitrise de leur fécondité. Quelle est la part d'initiative des femmes migrantes vivant dans la précarité dans l'utilisation et le choix de méthodes contraceptives ? Cette communication s'appuie sur les données quantitatives de l'enquête DSAFHIR (Droit et Santé des Femmes Hébergées, Isolées, Réfugiées), collectées au printemps 2017 auprès de 474 femmes migrantes logées dans des hôtels sociaux dans le cadre de l'hébergement d'urgence en Île-de-France. Nous dressons d'abord un tableau de l'utilisation de la contraception par les enquêtées (1), des méthodes les plus employées aux lieux de prescription. Nous interrogeons ensuite l'espace d'initiative dont disposent les enquêtées face aux questions de contraception (2), en observant le non-usage de la contraception à travers les motifs invoqués de non-utilisation et le choix de la méthode.


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