Incitation à la sobriété et rapport domestique à l'énergie : une question de genre ?
Nadine Roudil  1@  
1 : Laboratoire Architecture, Ville, Urbanisme, Environnement
Université Paris 8, Vincennes-Saint-Denis, Université Paris Nanterre : UMR7218, Centre National de la Recherche Scientifique : UMR7218, Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis

L'objet de cette communication consiste à interroger la dimension genrée du rapport à l'énergie dans la sphère domestique alors qu'en France se développe une réponse normative à l'enjeu climatique à travers la diffusion des principes d'une ville sobre et durable.

Ce qui est présenté comme un enjeu de société inédit, décliné à travers la mobilisation dans les discours sur la notion de transition, semble passer pour les pouvoirs publics français par la nécessité d'infléchir les modes de vie à travers la diffusion d'un certain nombre de consignes permettant de « bien habiter » le logement et la ville. Les usages et pratiques du logement, les habitus et modèles culturels et le rapport aux normes de confort chez soi sont genrées. Qu'en est-il de l'accompagnement au changement, tel que souhaité par les institutions, qui appelle à la sobriété domestique ? En quoi un enjeu de société comme la lutte contre le réchauffement climatique peut dans les pays du Nord refléter des rapports de domination entre homme et femme au sein du ménage ?


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